Le développement de l'Internet en France
Un outil de communication non identifié
Le nouveau média tisse sa toile
De nouvelles perspectives politiques
Les politiques mises en oeuvre pour développer Internet
Une reconnection des désenchantés de la politique
L'Internet entre en campagne dans la présidentielle de 2002
La pré-netcampagne
La net-campagne "officielle" des candidats
Les internautes entrent dans la campagne
L'"autre" netcampagne dans l'entre-deux-tours
Regards sur les Etats-Unis
2000: les débuts de l’Internet dans une présidentielle américaine
Les primaires 2003 et le « déclic » Howard Dean 
2004: l’ancrage de l’Internet dans la vie politique américaine
Contributions extérieures
Textes académiques
Témoignages
Sources
Bibliographie
Liens commentés
 

Une révolution technologique venue d'ailleurs.

Les origines d’Internet : entre mythe et réalité.

Les premières recherches visant à mettre en place des réseaux d'ordinateurs datent du début des années 1960. Les chercheurs du Defense Advanced Research Projects Agency (agence du ministère de la Défense américain), ont d'abord développé l'Arpanet -ancètre de l'internet actuel- dans le but de faciliter les télécommunications entre chercheurs.

Internet s’est ensuite développé petit à petit au sein des milieux universitaires californiens, qui se sont appropriés ce nouvel outil leur permettant de communiquer plus rapidement, d’échanger davantage de données en moins de temps.

Mais, ainsi que le souligne Patrice Flichy, « il existait néanmoins, aux frontières du monde universitaire, quelques drop-outs qui essayaient de pratiquer l’informatique de façon autonome mais différente. »( L’imaginaire d’Internet). Ces pionniers étaient généralement animés par une contre-culture libertaire, et prônaient le libre accès pour tous à l’information rendue disponible en réseau. Le terme de réseau est ici central car ils se méfiaient de toute autorité ou pouvoir central susceptible de réduire leur liberté d’action.

Leur éthique a été résumée en six points par Stephen Levy (Hackers. Heroes of the computer revolution):

  • « l’accès aux ordinateurs devrait être total et sans limite,
  • toute information devrait être libre,
  • il convient de se défier de l’autorité et de promouvoir la décentralisation,
  • les hackers devraient être jugés sur leur production et non sur de faux critères comme les diplômes, l’âge, la race ou la situation sociale,
  • vous pouvez créer de l’art et de la beauté avec un ordinateur,
  • les ordinateurs peuvent transformer votre vie, pour le meilleur."

Internet, en tant que construction sociale, est d’abord l’héritier de cette contre-culture. C’est bel et bien le choix d’un système libre (de copyright) et décentralisé qui a été fait, tandis que les premiers utilisateurs étaient animés par le rêve utopique et fraternel d’une communauté mondiale sans frontières.

L’imaginaire bâti autour du réseau a largement été influencé par cette conception des origines, qui, on le sent bien, touche au mythe. En témoigne cet appel de B. Lang, V. Donzeau-Gouge et P. Weis: « par tradition Internet n’est pas, ou fort peu, ce lieu de consommation passive, de lien sociale minimum que l’on prétend, et que l’on nous imposera, si nous, citoyens, n’apprenons à nous en défendre » (« Internet, nouvelle utopie humaniste?").

Aller vers 'Une étrangeté fascinante' 

 

 

Projet collectif de Sciences Po - 2005 - http://netpolitiquean10.free.fr
Contacts : netpolitiquean10@free.fr